
Retour aujourd'hui sur une mini série parue entre 2004 et 2006 : Ultimate Galactus, scénarisée par le grand Warren Ellis, et qui
vient de sortir aux USA sous forme de Hard Cover, un collection grand format regoupant en fait les 3 mini séries à la suite, 14 épisodes d'un bloc, 15 si on compte l'interlude Ultimate Vision
scénarisé par Mark Millar et dessiné par John Romita JR. Faisons dans l'ordre une revue des 3 mini séries qui forment la trilogie ULTIMATE GALACTUS.
Ultimate Nightmare
Dessiné par Trévor Hairsine, cette série en 5 partie envoie les X-Men et les Ultimates en Russie, à la découverte d'une base où tout au long du 20ème Siecle, les Sovietiques ont essayer
de re-créer un super soldat sur le modèle de Captain América. De surprises en surprises, ils vont découvrir des horreurs de la génétique et un étrange robot du nom de Vision, une sorte de
messager venant annoncer l'arrivée de Gah Lak Tus. Le problème est que Vision est arrivé 100 ans plus tôt, et que caché par les Russes, ont messages n'a jamais été écouté.
L'arrivée de Galactus pourrait donc être immédiate.
Sombre comme tout, cette mini série très bien écrite rappelle avant tout une autre série de Warren Ellis : Planetary, où depuis bientot 10 ans (et seulement 26 épisodes) il joue au chat et à la
souris avec l'histoire du 20ème Siecle. Dessiné et mis en scène comme un film d'horreur, cette histoire semble avoir été crée sur mesure pour Trévor Hairsine qui excelle dans les ambiances
noires et les aventures à huis clos, où le suspens et les tensions sont palpables. Cet arc est de toutes beauté, et l'épisode 3, dessiné par Steve Epting, véteran du comics qui
se regale en ce moment sur Captain América, se fond dans la continuité artistique voulue par un Trevor Hairsine minitieux, qui ne peut malheureusement pas produire autant d'episodes qu'on le
voudrait (d'où le fill-in).
Très bonne mini série, donc qui donne le ton, et qui laisse présager de belles choses.
Ultimate Secret
Si Ultimate Secret a du bon, avec l'arrivée de Captain Marvel dans l'univers Ultimate et les deux premiers épisodes (sur4) dessiné par le fabuleux Steve McNiven (Civil War), le reste n'ets pas
terrible terrible. Une guerre entre extra-terrestre et humains vite bouclée, pas de psychologie de personnages, peu de contenu, peu d'idée nouvelle, Warren Ellis étale ses quelques
bonnes idées et ses quelques bons mots sur 4 fois 22 pages d'un récit sans saveur. Les deux dernière épisodes sont signés Tom Raney, qu'on a connu mieux inspiré et mieux encré.
Ultimate Extinction
Dessiné par Brandon Peterson, qui n'est pas le plus gracieux des artistes, et qui nous a habitué a des horreurs (Uncanny X-Men), ce
dernier round pour Warren Ellis est une récréation, Ellis déroulle, nous offre un superbe final, certes un peu convenu par moments, mais à l'image de sa trilogie, c'est à dire de qualité. L'usage
de la 3D et des textures informatiques de Peterson est un peu maladroit mais ses personnages tiennent la route, l'histoire est captivante et rythmée, c'est bien construit et bien écrit, un tour
de force pour Warren Ellis, à qui Marvel devrait songer a confier ses super héros plus souvent. A une époque où les série Ulitmate déclinent, le savoir faire d'un artisant comme Ellis serait une
bonne idée.
par Thomas
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Dans la même veine que Pourquoi j'ai tué Pierre, Gallimard sort ce mois-ci Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill,
un récit autobiographique écrit par Jean Regnaud et dessiné par le talentueux Emile Bravo, l'histoire de Jean, un garçon de 6 ans, à qui les grands disent que sa maman est partie en
vacances, et qui pense beaucoup à elle. Un jour, il recoit des cartes postales d'elle, venues des 4 coins du globe.
Tendre et drôle, cette BD aurait pu tomber dans le pathos et le lacrymal, en fait elle est juste et belle, parce qu'écrite avec intelligence, et merveilleusement bien illustrée. C'est une très
belle BD que l'on prend plaisir à lire, que l'on ait été touché de pret ou de loin à la mort d'un proche, une façon subtile de parler de ces choses là, du rapport à l'enfance. Entre la collection
Bayou et la cette collection dite jeunesse, Gallimard s'impose déjà comme un grand de la BD.
par Thomas
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Sorti sans prévenir, RG, la nouvelle BD de Frederick Peeters (Lupus, Koma) est une double surprise, d'abord parce que c'est toujours sympa de voir débarquer une
BD d'un auteur qu'on adoooore sur les étals alors qu'on ne s'y attendait pas, ensuite parce que ce polar paru chez Bayou (Gallimard) est une véritable découverte.
Quand on connait Frederick Peeters scénariste de ses propres oeuvres (Les Pillules Bleues, Lupus), on se dit qu'il n'a pas besoin d'un scénariste, et que ce travail, qui
ressemble à une commande, n'est qu'une façon de se faire connaitre d'un plus large public en publiant chez le très classique et très renommé Gallimard.
C'était sans compter sur le talent de Pierre Dragon, actuel flic des RG, qui raconte ce qu'il voir avec force, précision et maitrise. On pense souvent à tort qu'un flic ne sait
que taper les dépositions de vol de sac à main avec deux doigts sur une vieille machine à écrire, et bien dans la police aussi, il y a des auteurs qui ont des choses à raconter et qui les
racontent avec style. C'est bien écrit, bien construit, bien ficellé, bref, c'est passionant, et après tout ce qu'on demande à un polar.
Cette bande dessinée est forte, c'est une véritable bonne BD à laquelle je souhaite le plus beau des succès, les dessins de Peeters sont une fois de plus magnifiques, les couleurs sont belles et
appropriées au récit, lui-même brillant, c'est comme je l'ai dit une vraie suprise, que je recommande à tout le monde, à lire lentement, le tome 2 ne sortira que l'année prochaine, l'attente va
être longue.
par Thomas
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L'excellente collection KSTR de Casterman nous gate. Après le sympathique et sexy Elle(s), voici venu REGARDS CROISES, écrit par Gilles
Aris et dessiné par Thomas Cadène, un jeune auteur dont je vous déjà dit tout le bien que je pensais.
Ce livre a quelque chose d'envoutant. Ce n'est pas tant son histoire, confuse et déstructurée, c'est son dessin. En quelques traits et en une centaine de pages, ce dessinateur dont on se passe
plus (deux BD en deux mois, c'est du bonheur), a su poser un style, une ambiance, il a su comme le font les patrons, donner le ton.
Pour faire simple, si vous cherchez une raison de vous convaincre d'acheter cette BD, pensez Thomas Cadène, prenez cette Bd dans les mains, regardez là de près, je doute que vous n'arriviez à la
reposer.
Toujours pour KSTR, il serait en train de préparer un roman graphique de 200 pages, mais bon, c'est pas pour tout de suite, on compte les jours.
par Thomas
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D'habitude j'achète et je lis mes comics en V.O. Un jour, dans une page du magazine Wizard, j'ai trouvé desp pages de Dead@17 et je
dois dire que ca m'a beaucoup plu. J'ai cherché à acheter les mini-séries, mais ni les soit disant expert de Comics sur Paris (ces voleurs de chez Album et autres boutiques soit disant
spécialisées), ni Amazon ne proposait ce titre.
Puis vint l'excellent éditeur Akileos qui publie aujourd'hui le 1er TPB en français, dans une traduction et une édition de qualité, l'occasion
enfin de lire cette BD sexy et rigolote, dont la qualité première reste le dessin inventif et génial de Josh Howard, créateur de la série et jeune auteur de 30 ans au talent
infini.
L'histoire est celle d'une jeune fille de 17 ans qui se fait tuer en page 4, s'en suit une histoire de zombie que je vous laisse découvrir. Si dans ce 1er tome la curiosité n'ets pas
scénarstique, encore une fois, vous serez séduit par le dessin dont on ne se lasse pas, d'ailleurs je ne m'en remets pas.
Le tome 2 sortira en Aout, d'ici là, pour ceux qui aiment les zombies et les jolies filles, garez vous en duble file devant votre librairie, ce Comics est pour vous.
par Thomas
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