The Fountain, un livre, un film

Publié le par Thomas

La genèse de The Fountain de Darren Aronofsky remonte à la sortie et au succès de Requiem for a dream succès mondial qui lui permit d'envisager un film de science fiction d'un nouveau genre, àà gros budget, tournant autour d'une histoire d'amour intemporelle.

Un temps envisagé pour tourner Batman Year One (qui deviendra Batman Begins de Christopher Nolan), Darren Aronofsky se voit donner carte blanche par Warner pour réaliser The Fountain, film sur 3 époques avec Brad Pitt tout en haut de l'affiche, et pour 100 millions de dollars. Aronofsky écrit le scénario, mais le projet patine, prend du retard, et Brad Pitt qiutte le navire. Sans une star du calibre de Brad, c'est tout le projet qui s'effondre.

Le travail d'Aronofski se voit alors donné une seconde chance, quand un éditeur de DC/vertigo (filiale de Warner) l'approche pour tranformer son film en Graphic Novel. Le script est donné au peintre Kent Williams qui mettra deux ans à illustrer ce film qui ne devait plus jamais voir le jour.

Entre temps, Warner qui avait dejà engagé des frais sur le projet, demande au réalisateur de relancer le film et lui octroie un budget de 35M de dollars. Aronofsky doit ré-ecrire son scénario, limiter les effets spéciaux, et choisir des acteurs moins chers et moins bankable, dont Hugh Jackman, le Wolverine des X-Men.

Commence alors une course contre la montre, lequel du comics ou du film verra le jour en premier ? Deux ans passent, le livre et le film se font, chacun de leur coté, deucx objets différents ayant la même racine, mais pas les mêmes ambitions, deux oeuvres originales, deux variations sur un même thème. Le film est pret, mais devant la curiosité du produit, Warner ne sait pas comment le vendre, le marketer, et à quelle date il faut le sortir. C'est le livre qui sort le premier en 2005, d'abord en Version cartonnée, puis en souple, les fans réclamment le film, et font de ce livre un succès (toutes fois relatif, c'est un comics, pas un roma de Stephen King) en librairie. Warner sort enfin le film en décembre 2006, dans l'indifférence la plus totale, le flm réalise moins de 12M de dollars de recettes aux USA (c'est peu) et passe inapercu en France.

Le livre : Somptueux, il est donc basé sur la première version du scénario, et bien que confus, il explore en profondeur les thèmes que souhaite aborder l'auteur. Un livre de toute beauté qui se perd dans un découpage qui sait se préter au cinéma mais qui ne prend pas toute sa grandeur dans une bande dessinée. The Foutain en BD est à l'image du premier projet ciné, une oeuvre inachevée où l'auteur n'ets pas allé au bout de ses démons et de ses envies.

Le film, finalement pas si éloigné que ça du livre (on annonçait quelque chose de vraiment différent, ca ne l'est pas), nous apporte ce que la BD n'a pas su retranscrire, un montage et un voyage fluide entre les trois époques, le temps de conquistador, le présent, et le futur. Très lent mais très court, le film survole les thèmes et les personnages développés dans le livre et enlève une dose de magie et d'identification amoureuse souhaitée par Aronofsky. Gageons que le director's cut qu'il nous proposera en DVD saura remettre en lumière quelques élements oubliés. The Fountain est un beau film, objet précieux par certains endroits, il nous donne une première idée de ce qu'aurait souhaité faire son réalisateur s'il avait eu son budget inital.

The Fountain est une histoire d'amour intemporelle, sur la force d'aimer et la passion universelle, la vie et ses limites, et ce besoin de croire en la vie éternelle dans le but d'aimer toujours. C'est une oeuvre importante dans la carrière d'un auteur qui s'est battu pour que son histoire vive, comme si 10 années d'obsession venaient enfin de donner corps à l'enfant désiré. Et ce sont des jumeaux.

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Publié dans Comics News

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E
Ah! moi j'ai vu le livre et je croi que l'on me l'a recommandé, donc je vais suremment l'acheter!<br /> Bonne continuation, amicalement, équivoque.
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