Courtney Crumin

Publié le par Thomas

Mike Mignola (Hellboy) et Frederik Peeters (Lupus) ont un fils caché, il s'appelle Ted Naifeh. Encore une fois, comment ai-je pu passé à coté de cette BD publiée par Akileos en France et par Oni press aux USA ???

Courtney Crumin est un chef d'oeuvre, à ranger dans sa collection à coté de Blankets, Lupus et l'oeuvre entière de Blutch, c'est une merveille d'invention, de magie, de fantastique, de générosité et de maitrise. Réalisé en noir et blanc, Courtney Crumin est dense et sombre, drole et tendre, envoutant et maléfique, c'est une drogue dure, une sirène qui nous emmène dans la complexité troublante et fascinante de chacune des 400 pages de ce pavé que l'on peut qualifier de parfait.

Courtney, charmante petite fille pas comme les autres, va apprendre en emmenageant chez son viel oncle, que les bois sont peuplés de Gobelins et d'êtres maléfiques, et que le monde qui l'entoure est régit par la magie. De ce postulat de départ plutot classique, Ted Naifeh déroute en partant dans des directions innatendues, posant ses histoires et en les construisant à contre courrant des attentes d'un lecteur averti. On y retrouve toute la magie d'un Miyazaki, toute la tendresse d'un Leave It To Chance (Comics de James Robinson & Paul Smith), c'est tout simplement sublime.

A l'occasion de la sortie en librairies de l'intégrale de Courtney Crumin (en attendant la suite), sautez sur ce livre, c'est un bijou rare à posseder absolument.

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Publié dans Lectures

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